Madame Papier

Ou les ravages de ma poubelle jaune !

05 décembre 2011

Avec Di Rupo, sauve qui po !

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Je voulais faire un post sur di Rupo & friends lorsqu'un beau-moche matin, le facteur a sonné chez moi avec un recommandé.

A votre avis, que contenait-il?

1) un chèque de 1 000 000 $ (je sais qu'en Belgique, on paie en euros mais je trouve que le dollar, ça fait plus chic)

2) deux places pour assister à la comédie musicale de mon choix à Londres

3) une convocation de l'ONEM (Office national de l'emploi belge)

Bonne réponse: à votre avis, à votre avis?

3, malheureusement.

Pour ceux qui me suivent, vous savez que je suis vachement enceinte et que les symptômes super sympas (symptômes sympathiques, c'est leur vrais nom, je vous jure) de la grossesse m'en ont fait voir de toutes les couleurs. Conséquence: bah, un super laisser aller du côté recherche emploi.

Pas mal de gens me disent et me diront: "t'inquiètes, dans ton état, ils vont pas te faire ch.er".

Sauf qu'avec Elio di Rupo et ses compères, rien n'est moins sûr. Avec son obsession de dégressivité du chômage, il ne va faire de moi qu'une bouchée, c'est sûr ! 

Quatre ans officiels à mon palmarès à toucher le "forfait" vous vous rendez compte?

Pourtant, j'étais motivée, vous savez? J'en ai envoyé des CVs. J'en ai 4 différents classés selon le secteur où je postule, c'est dire...

Mon problème? ou plutôt, mes problèmes? Ne pas savoir ce que je voulais faire après mes études et trop savoir ce que je veux faire maintenant. Cela ne poserait aucune difficulté si mes goûts se situaient dans les sciences, la finance et l'ingéniorat, voire l'informatique, mais voilà, moi, c'est plutôt les lettres qui me branchent et que les lettres, à part, prof, ben, ça ne donne pas beaucoup de résultats.

Pourquoi ne pas devenir prof alors? non, je ne peux pas, ça c'est vraiment au-dessus de mes forces. J'ai essayé de me voir plusieurs fois dans ce rôle-là, avec des élèves et tout ça mais je peux pas. C'est trop de pression que d'être responsable de l'apprentissage d'une matière, me sentir jugée, quelle horreur...Et s'ils se rendaient compte que j'en sais moins qu'eux? Bref, prof, non, je panique rien que d'y penser.

Les mauvaises langues disent/diront (je ne sais pas) qu'avec mes langues justement, si je bosse pas, c'est parce que je veux pas. Ce serait vrai ailleurs mais pas à Bruxelles où on doit parler obligatoirement le néerlandais pour pouvoir trouver un job dans un truc un tant soi peu intéressant. C'est vrai que j'aurais pu l'apprendre depuis le temps mais j'y arrive pas. C'est pas évident quand on a personne pour pouvoir le pratiquer une fois sortie de l'auditoire...J'ai pas raison Elio?

Dernier ic: c'est que moi, à l'extérieur, je veux faire un mi-temps. Mais pourquoi donc ? Ben, tout simplement, pour m'occuper correctement de bébé tout en conservant mon activité accessoire de traductrice et développer, je l'espère, d'autres projets qui me tiennent à coeur. Faire tout ça avec un temps plein, c'est possible, of course, à condition d'être très fort physiquement ou de se ruiner la santé et moi, ma santé, elle est déjà ruinée.

Alors voilà, reste plus qu'à plaidoyer pour mon cas le 14 (date de la convoc). Après ça, qui vivra verra!

Source photo: rtl.com



09 novembre 2011

Deux nouvelles qui me tiennent à coeur

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  • Il y a environ une semaine, j'ai été ravie de découvrir qu'il existait aussi, en Belgique francophone, un réseau pour les mamans qui se lancent dans la création d'entreprise.

Ce réseau dont j'avais pris connaissance dans un magazine français s'appelle "Mompreneurs" et est composée de femmes qui tentent de concilier vie de famille et vie d'entreprise.

Ensemble, elles se soutiennent et soutiennent des projets d'entreprises proposés par les mamans.

Pour en savoir plus, n'hésitez pas à visiter leur page www.mompreneurs.be

 


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  • Et comme une bonne nouvelle n'arrive jamais seule, j'en ai une deuxième.

En effet, le réseau DIANE, réseau des femmes entrepreneures de l'UCM a enfin actualisé son site internet.

Vous y trouverez des témoignages, des conseils et un système de mentoring très bien construit !

Pour de plus amples informations, une seule adresse: http://www.reseaudiane.com

 

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03 novembre 2011

On n'est pas vos esclaves !

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Il y a quelques semaines, un monsieur m'a demandé de lui faire un devis pour une traduction de 30 pages.Il s'agissait de traduire une nouvelle du français vers l'anglais d'environ 10 000 mots.

 Après avoir échangé quelques mails au sujet des modalités, je lui envoie mon offre de prix. Comme un traducteur traduit normalement vers sa ou ses langues maternelle(s), je propose à mon amie Johnna de m'aider. Bref, en calculant, j'arrive à 1200€, montant incluant toutes les charges, y compris celles que le donneur d'ordre est tenu de payer à mon organisme de facturation.

Le monsieur en question rejette mon offre. D'après lui, j'en demande trop et il me fait l'éloge d'une traductrice diplômée de je-ne-sais-quelle-école, qui, elle n'a "réclamée" que 900€, charges comprises.

En règle générale, aussitôt le mail supprimé, j'oublie ce genre d'histoires mais cette fois-ci, à mesure des heures qui passaient, mon énervement a pris de l'ampleur. Pourquoi?

-Parce qu'en demandant un tarif pareil, la traductrice en question, si elle existe, ne peut pas vivre de ce qu'elle fait. Après déduction des charges, il doit lui rester quoi? 500€ à tout casser, pour un boulot qui prend une centaine d'heures. C'est clair que c'est pas cher payé de l'heure.

-Parce qu'en pratiquant un tarif pareil, les traducteurs discréditent eux-mêmes leur profession

Je comprends que lorsqu'on a besoin de tunes, on soit prêt à faire beaucoup pour pas grand chose mais y'a des limites...

Je ne vois pas, par exemple, l'intérêt d'effectuer un travail qui, infine, ne nous rapporte même pas de quoi s'acheter un paquet de cacahouètes.

Sans blague, "confrères", arrêtez de vous brader. Pour la plupart (je l'espère), vous avez étudié pendant de longues années pour accéder au titre de traducteur. Ne méritez-vous pas que l'on vous paye à votre juste valeur?

Autre anecdote: pas plus tard que la semaine dernière, un journaliste du Soir m'appelle pour me demander combien coûterait et combien de temps prendrait la traduction d'un manifeste de 770 000 mots de l'anglais au français. Il se montre choqué lorsque j'estime sa demande alors que je lui demande 10x moins que le tarif réel. Il m'avoue alors que le journal est déjà en train de faire faire cette traduction à des bénévoles "qui travaillent à leur rythme et qu'après 3 mois, ils n'en sont même pas à la moitié".

Et là je m'insurge...J'en ai marre qu'on demande toujours à des bénévoles de faire des traductions et qu'après, on se plaigne du résultat.

Si vous voulez de la qualité, P-A-Y-E-Z, nom d'une pipe !!!!!!!!

Moi aussi, au tout début, en tant que traductrice inexpérimentée, j'ai accepté des missions pour pas grand chose.

J'ai accepté de traduire gratuitement pour "me faire connaître".

J'ai accepté "un tarif social" pour aider des ONG.

Mais entretemps, qui m'a aidé moi? qui m'a fait de la pub gratos? qui m'a recommandé? Personne ou presque !!!

Par conséquent, en ce qui me concerne, je préfère changer de voie que de continuer à me faire exploiter parce que je n'ai pas de piston et vomis sur toutes ces institutions qui nous promettent de nous enseigner un métier d'avenir en sachant que ce n'est pas du tout le cas !

Bon ça, c'était l'année passée, à une époque où j'étais vraiment en colère, frustrée, etc.

Depuis, dans la mesure où j'ai quand même été contactée, que j'ai traduit et  été payée à quelques reprises cette année et que certaines disciplines comme la littérature, le développement personnel, le tourisme, l'art et la culture en général m'intéressent, j'ai décidé que la traduction, je la gardais comme activité accessoire. Seulement, j'accepte uniquement de faire que ce qui me convient et pour un salaire correct !

J'oubliais, je traduis aussi des textes de reportages, films, etc de l'espagnol au français et de l'anglais au français, de l'anglais au français, de l'anglais au français. J'insiste avec l'anglais car, souvent, à cause de mon nom de famille "exotiquement" hispanophone, je suis cataloguée comme traduisant uniquement de l'espagnol !

 

08 juin 2011

Petite nature...

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Le travail, c'est la santé...

Non, mais qui a inventé cette formule débile?

Sûrement, un PDG véreux et justement, en pleine forme. Dire que c'est à cause de cet abruti sans scrupule que moi, je culpabilise depuis des années...

L'école c'était easy. ça me plaisait tellement d'ailleurs que j'y ai passé 21 années de ma vie (j'en ai 30) sans compter toutes les mini-, maxi-formations que j'ai suivi avant, pendant et après pour rester à la page...mais est-ce que, malgré mes facilités, mon diplôme et mon QI, je me suis insérée ? Non, pas du tout... Pourquoi?

Ma santé, evidemment. Je traîne depuis l'âge de 11 ans une carcasse complètement défectueuse qui m'a empêché d'avancer et de progresser comme je l'aurais voulu. Point.

Qu'est-ce que j'ai fait de mieux jusque-là? Culpabiliser, culpabiliser et encore culpabiliser et oublier que ma santé y était pour pas tout mais vachement beaucoup...

Je m'entends encore: "Avec mes capacités,...Oh, si seulement, j'avais fait des études de..., Si j'étais plus forte...."Grrrr

Maintenant, c'est fini! J'en ai marre...Je m'accepte, j'emmerde mon diplôme de traduction décroché à l'ISTI et je change de boulot autant de fois qu'il le faut si ma santé me mène la vie dure...Tant pis si j'arrive pas à être une businesswoman...Je ferai tous les métiers du monde pendant un court lapse de temps et puis basta !

Conclusion: le travail c'est la santé, oui mais quand on a déjà la santé au départ...Pour moi, la vie est ailleurs, je crois...

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05 mai 2011

Est-ce clair ?

"À moins de 30 ans, largués par leurs aînés, ils sont des millions d'Européens au chômage ou à collectionner les contrats précaires malgré leurs compétences. Et en Belgique, quel est leur avenir?

 

Ils s'appellent François, Didier, Martine, Mouloud, Marc, Sandra ou Vito. Ils ont entre 20 et 30 ans. Assis autour d'une table, ils dévoilent peu à peu une situation de précarité alarmante. Pas une exclusion mais déjà un sentiment de marginalisation. Pourtant tous connaissent les difficultés des autres. Ils ont en commun la vingtaine bien entamée, un diplôme ou un métier et… une solide expérience de la débrouille.

François, 27 ans, vit à Molenbeek et a un diplôme de traducteur. Trois ans de petits boulots ne l'ont pas découragé à rechercher encore un emploi stable dans sa profession. "Jusqu'ici, j'ai multiplié les stages,explique-t-il. J'en ai fait un premier de trois mois. Le responsable du personnel m'a expliqué que l'entreprise cherchait plutôt un employé administratif pour résorber du courrier en retard et faire du classement, mais que cela pouvait déboucher sur un emploi plus qualifié. J'ai accepté faute de mieux. Mon contrat a été renouvelé… pour un mois. Ensuite, je me suis inscrit dans une agence d'intérim. Depuis, je travaille au noir dans l'horeca quelques soirées par semaine, je donne des cours de rattrapage scolaire. Je vivote. Je vis en colocation pour réduire les frais."

Son ambition? Trouver un travail, bien sûr, "mais avec le temps, on sait que la perspective d'un emploi stable s'effrite. On est dans une logique de "débrouille". 50 euros, puis 50 euros, puis encore 50 euros. Payer son loyer, les charges les plus minimes, puis… vivre au quotidien." Le ton n'est pourtant pas à la jérémiade. Ni au fatalisme. Il est peut-être simplement l'écho d'une génération qui, partout en Europe, à l'aube de la trentaine, cherche encore à prendre pied dans la société. Ni amère, ni rêveuse, ni militante, pragmatique. En rade et sans illusions.

En Italie, ils font partie de la "generazione 1.000 euro". En France, on parle de "génération précaire", en Grèce de "800 euros" et en Espagne de "mileuristas" pour qualifier ces jeunes qui se retrouvent en quête d’un emploi et dont les revenus flirtent avec la barre des 1.000 euros (salaire mensuel brut moyen d'un Belge: près de 3.000 euros). Très rares sont les hommes politiques qui veulent s’engager sur ce dossier, et pourtant la situation est alarmante: en Belgique et en France, le taux de chômage des jeunes âgés de 15 à 24 ans s’établissait l'an dernier à 22,5 %, soit deux fois la moyenne toutes tranches d’âge confondues.

Un CV comme un tartan écossais

Par le passé, les jeunes diplômés mettaient environ deux ans avant de décrocher un emploi stable, alors qu’aujourd’hui, en Europe, il faut compter cinq à dix ans. Martine a 30 ans et un diplôme en sciences sociales. Le bilan de ses dix dernières années est morose: "J'ai alterné périodes de chômage, stages, emplois précaires, volontariat. J'ai travaillé au maximum neuf mois dans la même société, au minimum quelques heures en intérim. Mon CV ressemble à un tartan écossais, dit-elle avec humour. Mais je ne suis pas trop dans les difficultés: j'arrive à me nourrir, à m'habiller, à me loger décemment. Mais à 30 ans, je n'ai aucune perspective d'évolution: pas de voiture, pas de prêt bancaire pour acheter quelque chose. Avoir un enfant serait une catastrophe sur le plan économique."

En dépit d’une formation de qualité, la plupart des jeunes de la "génération précaire" ne trouvent pas d’emploi stable à la fin de leurs études, mais uniquement des stages. Nombreuses sont les entreprises qui exploitent impudemment les stagiaires, trop souvent considérés comme de la main-d’œuvre ordinaire. À un détail près: elle n’est pas rémunérée. Puis les contrats à durée déterminée (CDD) se succèdent, entraînant un manque chronique d’argent, une absence de perspectives d’avenir et une inévitable frustration. Même un concept comme le temps libre n’a plus de sens, car ceux qui veulent avoir une chance sur le marché du travail actuel doivent être flexibles et disponibles 24 heures sur 24.

Vito vient de Milan. Il habite à Bruxelles depuis huit mois et travaille dans l'informatique. "La belle époque où les informaticiens voyaient s'ouvrir à eux toutes les portes est révolue depuis longtemps. On engage sur de courtes missions. Il faut être disponible et mobile. J'ai 28 ans et j'ai déjà travaillé à Londres, Barcelone, Madrid, Mulhouse et Bruxelles. Mes stages sont bien payés mais très courts. Entre deux contrats, le stress est parfois difficilement vivable. J'enchaîne trois mois dans une société italienne, cinq mois de chômage et plusieurs intérims ici à Bruxelles. Il m'est arrivé de travailler comme gardien de nuit au bout d'une période trop longue de chômage." Pour lui, le plus pesant est encore l'absence de perspectives à long terme et l'impossibilité de faire de "vrais" projets de vie.

Jean Van Casteele, sociologue à l'ULB, analyse ainsi la tendance: "En Belgique, il est difficile de discerner clairement ce qui ressort de ce phénomène "mileuriste". Deux raisons à cela. La première est que, dans notre pays, les classes moyennes restent plus consistantes qu'ailleurs. Les Belges épargnent plus que la moyenne européenne. Les "mileuristes" sont donc plus difficilement discernables. La solidarité familiale joue plus facilement et un faible salaire n'est pas nécessairement synonyme de pauvreté irréversible."

Deuxième raison, aux yeux de ce spécialiste, qui pousse à éviter la généralisation de ce problème: les structures sociales. "Tant en Flandre qu'en Wallonie, nous disposons d'infrastructures de sauvegarde qui évitent la dramatisation. Le secteur de la santé est, par exemple, beaucoup plus couvert que dans d'autres pays européens. Les revenus disponibles lors d'une période de chômage sont à la fois plus élevés et plus durablement garantis, les services sociaux des CPAS interviennent plus rapidement. Les mutuelles aussi." Pour Jean Van Casteele, ces "freins" n'empêcheront toutefois pas l'inéluctable. "Le phénomène s'amplifie chez nous aussi. Mais disons qu'en Belgique, l'onde de choc va seulement arriver…"

Article trouvé dans la version online du magazine "Moustique": http://www.moustique.be/actu-societe/16869/generation-1-000-euros

Mais le jour où ces infrastructrures n'arriverons plus à assurer, comment on fera en Belgique? Faut-il attendre d'en arriver là ? Ah mais j'oubliais, la Belgique n'existera plus dans quelques années, ça ne sera donc plus un problème...Les gens, on s'en fout, c'est plus avantageux de sauver les banques...

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17 novembre 2010

Bosser, oui mais ... pas à n'importe quel prix !

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Y'en a qui se disent prêts à tout pour un boulot. Ben, moi pas. C'est comme ça. Un boulot, même le poste dont j'ai toujours rêvé, s'il me fait renoncer à ma qualité de vie, je n'en veux pas !

D'abord, j'attends qu'on me traite d'égal à égal car après tout, un travail c'est avant tout un service contre un salaire. Puis, un boulot 9/5, ça doit rester du 9/5 et ne pas se transformer en 7/7 car réflechissez un instant, si vous travaillez à une heure de chez vous, vous pouvez déjà ajouter deux heures sur votre planning, une pour aller, une pour revenir, et comme vous n'allez pas travailler en pyjama et que votre voiture ou transport ne s'arrête/ne vous attend pas juste devant votre porte, ben vous pouvez en rajouter une de plus, ce qui vous fait au total 3 heures perdues à vous battre contre les aléas du quotidien.

Cela dit, faut déjà l'avoir le job pour "pouvoir" perdre ces heures précieuses à votre journée. Tout commence, en général, par un entretien. Un entretien chez un potentiel futur employeur. Je vous jure, j'ai failli tomber de ma chaise plus d'une fois en entendant les propos de certains rigolos répondant au titre de boss et qui se prennent pour la cuisse de Jupiter. Ni plus ni moins. Quand c'en est pas un qui vous "confie" qu'il pourrait écrire un bouquin sur les candidats qu'il a reçus (s'il savait ce que moi, j'écrirais), c'en est un autre qui vous traite tel un mendiant qui réclame des sous dans la rue. Sans parler de celle qui vous reluque de haut en bas, qui jète un regard désapprobateur sur votre sac, qui corrige vos prétendues fautes aux tests débiles qu'elle vous fait passer et ceux qui vous font venir de loin et qui après trois minutes d'interview, vous sortent un "Merci d'être passé. On vous recontactera peut-être dans la semaine pour vous dire ce qu'il en est". Je crois que je les boufferais, ceux-là, tiens ! Et j'oubliais les quantités de préselections et de sélections auxquels vous êtes conviés pour le genre de poste débile que l'on ne peut normalement considérer que comme alimentaire et que vous prendriez juste le temps de trouver mieux...C'est du délire, du gros n'importe quoi...

Ils se prennent trop au sérieux, c'est ça qui se passe, et pire, ils en profitent un max parce qu'ils savent à quel point leurs places à deux balles sont chères...

Puis, on s'étonne que de plus en plus de gens préfèrent rester chômeurs. Faut avoir un sacré appétit et un dos bien solide pour accepter ces règles du jeu à inégales !

Ok, d'accord, ça ne se passe pas partout comme ça. Il y a des chefs sympas, des collègues gentils...Peut-être que c'est moi qui n'ai pas eu de chance...ou qui suis "spéciale"...Hum, hum...

Mais bon, comme je ne connais pas la réponse, qu'il faut bien bouloter pour manger et que j'ai du mal avec la partie "chefs et collègues", j'ai fini par m'incliner pour le moit-moit, à savoir moitié "freelance" et moitié "indoor". Oui, oui, je vous entends, petites voix mesquines, oui, vous qui me soufflez : "mais ma fille, tu rêves, à notre époque, on ne peut pas faire ce que l'on veut, on doit accepter et supporter". Ben moi, je dis qu'à terme, si l'on s'en donne les moyens et qu'on y croit, tout est possible. Folle? peut-être. Optimiste ? En ce qui concerne le boulot ? OUI!

Le mi-temps salarié me permettra (je l'écris au futur car il sera pour 2011, je le sais) d'assurer mes arrières et le mi-temps freelance (que j'exerce déjà), de me consacrer à des projets plus personnels, plus spécifiques, particuliers et tout cela selon mon horaire perso. Je ne veux pas dire par là que je ne travaillerais qu'à certains moments qui m'arrangent, pas du tout mais bon, on a chacun notre rythme et le mien, ben, il est pas vraiment des plus traditionnels. Et puis, ce genre de plan freelance, c'est bien pratique lorsqu'on a un rendez-vous chez le médecin, à la mutuelle ou que la maîtresse vous appelle pour venir chercher le petit dernier qui fait de la fièvre, ne cesse de pleurer et commence sérieusement à casser les oreilles de tous ses petits camarades, qui, en général ne se font pas attendre longtemps pour l'imiter.

La clé c'est de savoir gérer son temps et son argent...Plus facile à dire qu'à faire, je sais, je sais. Gérer son temps, avec le temps, justement, ça s'apprend mais l'argent ... si vous avez l'habitude de dépenser tout votre budget, la veille du jour de paie, c'est sûr, il vaut mieux pour vous de garder le statut salarié. Grâce au ciel mais surtout à mes efforts, perso, je suis une fille ultra organisée à tous les niveaux...Perfectionniste, moi??? Franchement, oui ! si je ne me surveille pas, je le suis à outrance.

Conclusion, travailler ok mais pas n'importe comment pour n'importe qui, à n'importe quel prix ...comme la vie est déjà assez compliquée comme ça, sans rien faire, il me parait normal de tenter d'alléger ce qui peut l'être. Alors disons adieu à la culpabilité et bossons comme nous le voulons ou plutôt, ne nous leurrons pas, comme nous le pouvons !

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24 septembre 2010

Ah, si on pouvait payer Elisa pour ce qu'elle aime faire... !

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Pendant que les palestiniens et les israéliens se déchirent, que les wallons et les flamands se prennent la tête pour (ou contre) le futur de la Belgique et que Delarue présente ses excuses peu convaincantes sur le journal de 20h, Elisa se pose encore et toujours la même question: à savoir, comment vivre de ce qu'elle aime ?

Oui car depuis, attendez que je réfléchisse, février 2008, Elle passe sans cesse de périodes d'euphorie (lorsqu'elle décroche un bon contrat) à des périodes sinistres et glauques où elle se dit que jamais elle n'y arrivera, que c'est impossible et se demande pourquoi elle n'est pas comme les autres, c'est-à dire, à faire ses heures de bureau dans un bureau pour une boîte quelconque.

C'est simple, elle n'y arrive plus, surtout depuis qu'elle s'est habituée à bosser dans son coin, parfois en pyjama et en adaptant ses horaires à son emploi du temps personnel. Elle sait que c'est LA façon de vivre qui lui convient. Pas de boss sans cesse sur le dos, pas de collègues-mégères à se farcir. La belle vie quoi ! Sauf que:

1) entreprendre en Belgique= ARNAQUE. Quand on bosse pour soi dans ce pays, on ne bosse pas pour soi, c'est une illusion car c'est l'Etat qui se remplit les poches aux dépens des pauvres travailleurs. Après déductions des charges, frais et autres cotisations auxquelles je ne pense pas, il ne reste grossomodo plus qu' un tiers de ce qui a été facturé . Et oui, les amis, c'est comme ça !

2) ce qui la passionne ne rapporte pas dans ce pays.

Rewriting et rédaction de 4ème de couvertures, résumés, communiqués de presse.

Traduction: purée, si y'avait pas ce foutu néerlandais ...

Vente de livres: qui investit encore aujourd'hui dans les livres ?

Et oui, l'édition, c'est en France que ça se passe, ma chère ...

Bref, il ne lui reste plus qu'à déménager et à se faire des contacts

Déménager, encore ? A Paris ? Son avenir se jouerait-là où elle craint tellement d'aller: trop de businesspeople, de gens qui courent dans tous les sens, de stress ...Elle se dit qu'elle ne supporterait pas

Se faire plus de contacts: avec sa nature plutôt vachement réservée et son goût pour les rencontres 1 à 1, ça paraît plutôt limité comme solution.

Bref, elle est foutue car que faire ? Arrêter les frais tant qu'il en est encore temps et se trahir en choisissant un gagne-pain honorable mais dépourvu de la moindre perspective d'épanouissement ou continuer à frapper à toutes les portes possibles et imaginables en espérant un jour décrocher la timballe?

Gros dilemme, n'est-ce pas ? Oui, gros dilemme auquel moi (au cas où vous ne l'auriez pas encore deviné), Elisa, je vais devoir me confronter (comme si la vie n'était pas déjà assez compliquée comme ça) avant que ne sonne le glas de ma jeunesse (oui, parce qu'à 30 ans, faudra bien se ranger et devenir sérieuse...)

Ah, si seulement, il pouvait se produire un miracle...

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20 septembre 2010

Chômeur= glandeur (2)

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Qui croit que les chômeurs sont des glandeurs? Réponse: tout le monde ! C'est vrai, tout le monde.

Y'en a qui disent: "Mais oui, je sais que c'est pas parce que tu travailles pas que tu fous rien" et qui, à la première occasion qui se pointe, vous sortent "Ah mais je travaille, moi". Sous entendu, "pas comme toi"...

Les chômeurs ne sont pas forcément plus sympas envers eux-mêmes. En fait, à part les quelques cas qui sont bien contents de ne pas travailler, ils culpabilisent. Pourquoi? parce qu'ils bossent pas pour de vrai. Pour de vrai, ça veut dire: "avec salaire pour le prouver". Les chômeurs ça croit que ça a droit à moins sous prétexte que ça ne rapporte pas de fric. Les chômeurs ça se sent pas comme le reste parce que ça dispose de plus de temps pour faire les papiers, pour attendre dans des files interminables et que ça doit pas prendre les transports aux heures de pointe.

Je sais de quoi je parle, je fais officiellement partie de la bande depuis près de trois ans. Je ne m'en cache pas. C'est comme ça parce que j'ai fait des études supérieures qui ne menaient pas vraiment quelque part, parce que je savais pas vraiment ce que je voulais faire et que, maintenant, que je le sais , c'est la crise...

Quoi qu'il en soit, moi je bosse. A mes traductions, dans la vente. Comme pour beaucoup d'autres, ça ne me rapporte pas encore assez pour en vivre, c'est tout.

Je vous le rappelle: le chômage, ce n'est pas la panacée, les vacances, une sinécure comme les gens s'entêtent à le croire, c'est juste ce qui vous permet de tenir le coup le temps de trouver autre chose, de devenir "rentable" ou de sortir la tête de l'eau tout simplement. ça ne permet sûrement pas de mener la grande vie. On en mange de la vache enragée, vous savez, mais on tient, grâce à ce droit, que des gens qui se sont battus avant nous, ont obtenu. En outre, c'est quelque chose qui peut toucher tout le monde, surtout par ces temps d'instabilité. Par conséquent, avant de porter un doigt accusateur, faut essayer de se mettre à la place des autres. Faut pas juger "sans savoir".

Voilà, c'est dit...

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19 mai 2010

L'illusion du "tout gratuit" sur Internet ou mauvaise foi et conséquences

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Il y a maintenant plusieurs mois, un comptable m'a demandé si je pouvais lui traduire 90 pages pour 200€ (voir art. dans translation fraud). Ceux qui me connaissent bien, savent qu'il m'est impossible de me taire devant ce que je ressens être une injustice et c'est pourquoi, cette proposition indécente, s'en est suivi d' un débat émailien quelque peu houleux dans lequel j'osasse exprimer mon mécontentement au sujet de la manière dont certaines personnes peu scrupuleuses dénigrent la profession de traducteur (ma profession) en proposant de payer des sommes ridicules pour leurs (nos) services .

Bref, ce comptable, dont je ne tais pas le nom, est revenu à la charge sauf que malheureusement pour lui, je l'ai reconnu.

Ci-dessous, vous trouverez, ce que j'espère, non, ce que je sais, être nos derniers échanges:

Madame,

J'ai besoin d'urgence de la traduction d'un mail de l'anglais vers le français.

Sujet : réponses aux questions posées à la Commission européenne sur la libéralisation du secteur postal.

1/2 pages Word.

Accepteriez-vous de le faire, à quel prix et pour quand?

Merci

Cordialement,

Christophe

 


 

Bonjour,

Pouvez-vous m'envoyez le document pour que je puisse évaluer le travail ?

Cordialement,
Elisa

 


 

Madame,

Je me permets de vous envoyer en fichier joint le contenu du mail en format Word.

Auriez-vous l'amabilité de m'informer de votre prix et des modalités de paiement.

Cordialement,

Christophe LEGROS

 


Monsieur,

n'êtes vous pas le comptable qui souhaitait faire traduire 90 pages pour 200euros ?

Bien à vous,
Elisa

 

 


Madame,

Je remarque que vous êtes toujours aussi professionnelle.

J'ai donc trouvé une autre personne prête à le faire.

Cordialement,

Ch. LEGROS

 

 


Tant mieux pour vous. Moi, je ne travaille pas avec des exploiteurs!

Cordialement,
Elisa

 

 


 

Madame,

Honnêtement, vous m'avez parlé de 3000,00 € TVAC pour traduire 90 pages.

N'importe qui d'équilibré vous répondrait que c'est une fameuse arnaque (j'ai trouvé pour moins de 500,00 €).

Cordialement,

Ch. LEGROS

 


 

Franchement, moins de 500€ pour 90 pages et il est fier. Oh, mais quelle honte!

Vous voilà prévenus : si vous êtes traducteurs et qu'une personne morale ou physique ose vous faire une proposition de ce type: Fuyez!

Non mais, et puis quoi encore ?

18 mai 2010

Rien que la vérité

Lors de mon précédent article (voir catégorie Newsletter) sur DEBUUT (coopérative d'activités pour jeunes entrepreneurs), j'avais promis de vous faire part de mes impressions au fur et à mesure de mon parcours. Malheureusement, la vie avec ses imprévus ne m'a pas laissé l'opportunité de le faire.

Aujourd'hui, alors que j'en suis sortie depuis deux mois et que j'ai pris du recul, je vais m'exprimer sans tabous sur mon expérience au sein de cette coopérative.

Pour ce faire, rien de tel que de diviser cet article en deux colonnes. La première comportant les points forts et la deuxième, vous l'aurez deviné, les points faibles.

POINTS FORTS

 

 

 

POINTS FAIBLES

 

 

 

-         les ateliers :

 

En ce qui me concerne, les ateliers pendant lesquels j’ai le plus appris sont « gestion de projet » et « gestion du temps ». Bien qu’assez théoriques, j’y ai découvert pleins de choses (les citer toutes me prendrait des heures) et les échanges de trucs et astuces avec les autres participants m’ont été d’une grande utilité. Je ne sentais pas de concurrence mais bon, faut pas se leurrer, je pense, que ça se devait surtout, au fait que nous cherchions à développer des activités bien différentes les unes des autres.

 

 

 

 

Les ateliers pour « développer sa clientèle » et établir « son business plan » (je ne me rappelle plus exactement des intitulés de ces cours) auxquels j’ai assisté chez Bxl Emergences m’ont également beaucoup apporté. Non seulement au niveau du contenu des ateliers mais aussi parce que j’y ai rencontré d’autres personnes avec d’autres projets et que ça donne une énergie folle de fréquenter d’autres gens motivés qui ont des valeurs similaires aux vôtres.

 

 

 

 

 

 

 

-         le manque de soutien en ce qui me concerne :

 

Je suis d’accord que mon projet n’était pas révolutionnaire. Moi, ce que je voulais c’était écrire et traduire. Je sais aussi que ma formulation était assez vague. Je n’arrivais pas à préciser et à choisir ce que je voulais vraiment faire, surtout en matière d’écriture. Comme j’aime écrire à propos de tout et n’importe quoi et que je m’intéresse à pleins de choses, c’était compliqué de se limiter à 3 ou 4 sujets. Je voulais tester et voir ce qui marchait le mieux dans ce que j’aimais, que ce soit en matière d’écriture ou de traduction. Peut-être que je ne me suis pas exprimée assez clairement. Ma grand-mère, qui était comme ma deuxième maman, venait de mourir et je n’avais pas la tête à ça, comme on dit, mais ça ne voulait sûrement pas dire que je n’étais pas motivée…Franchement, je ne me sentais tellement pas accompagnée que je suis même arrivée à me demander, à plusieurs reprises, pourquoi ma candidature avait été retenue. Enfin bref, passons…

 

 

 

 

 

-         La gratuité

 

Surtout quand on est demandeur d’emploi …

 

 

 

 

 

-         L’impossibilité de travailler en tant que salarié à temps partiel pendant le développement de projet.

 

 

 

 

A mon sens, c’est assez contradictoire car être demandeur d’emploi, ça veut bien dire qu’on ne travaille pas et qui, ne travaille pas, à moins d’avoir des économies ou de s’appeler crésus, manque d’argent. Par conséquent, je conseillerai de bien spécifier que ce genre de système n’est pas fait pour les gens qui n’ont pas de fonds. Evidemment, dans ce cas, je ne sais pas si ces coopératives pourraient encore se targuer de faire partie de ce que l’on appelle aujourd’hui l'économie sociale.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

-         Les présentations de projet

 

Bien que stressantes, ces présentations m’ont permis d’évoluer dans mon projet et de dépasser mes limites.

 

 

 

 

 

 

Conclusion, les coopératives d'activités, c'est bien mais il y a encore du boulot !

NB: Bien sûr, ceci n'engage que moi et je ne prétends en aucun aucun cas que mon avis ait une valeur de vérité absolue. Comme dirait ou disait (je ne sais pas si c'est toujours d'actualité) Jean-Luc Delarue, tout est relatif !

 

Posté par lialia à 12:50 - Job hunting - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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