22 mai 2012
Le laisser pleurer ou pas ? Telle est la question !
Adeptes du cododotage, de l' allaitement jusqu'à 5 ans, du portage en écharpe après 10kg, et d'autres tendances de la secte du "maternage", je vous préviens, vous allez me haïr pour ce qui va suivre...
Avec mon fils, je considère avoir fait une big erreur quand il est né. J'ai naïvement suivi (bah, oui, c'est ce qui arrive quand on est primipare), tous ces parents, ces bouquins qui disent qu'il faut se précipiter sur bébé, dès qu'il émet le moindre bruit ressemblant de près ou de loin à un potentiel début de plainte. Je l'ai fait, pendant quatre longs mois, et je le crie à qui veut bien l'entendre, je n'aurais pas dû !!!!!
J'aurais pas dû parce que maintenant, dès que j'ai le malheur de faire un semblant de mouvement de "déposage" dans son transat, monsieur Wembley se met aussitôt à crier comme un putois ! Si je continue, c'est clair, il va se transformer en véritable dictateur ! C'est juste si déjà, à son âge, faut pas le recadrer . Non mais franchement, à 8,2kg, c'est plus possible de l'avoir en permanence pendu à moi.
Que faire pour remédier à cette terrible méprise? Oh mais mon dieu, c'est trop tard, je suis condamnée à être son esclave ad vitam eternaem et ce, jusque mort s'en suive...Bon,bon, j'exagère. En réalité, j'ai déjà commencé à tester des techniques en vue de remettre de l'ordre. J'ai décidé, par exemple, de ne le prendre dans mes bras que lorsqu'il pleure vraiment, avec des larmes. S'il se plaint, sans raison, je le laisse se défouler. Oui, vous m'avez bien lue ! Suis-je une mère indigne pour ça ? Non, je ne crois pas. Juste une mère qui n'a pas envie de faire un "burn-out" (je sais qu'on utilise ce mot à tort et à travers mais fallait bien en choisir un) maternel. Non, car ce serait pire pour moi, et puis, surtout pour lui! Si je suis dans un état de léthargie sans nom et épuisée au possible, c'est qui, qui va s'occuper de mon petit gars, en journée ? Le pape, peut-être ? Ben, non, c'est bien ce que je pensais...
Maintenant, évidemment, c'est bien plus facile à dire qu'à faire...Comment distinguer les plaintes entre elles? Bah, s'il est propre, changé, nourri, reposé, couché ou assis confortablement, qu'il ne transpire pas, ne meurt ni de froid ni de chaud et qu'il n'est pas malade, je considère que tout va bien et je laisse couler.
Non mais vraiment, je me suis rendue compte qu'il était primordial pour ma santé mentale, de poser des limites et que je m'accorde des moments pour moi et pour moi seule car autrement, mon équilibre il se rompera et un équilibre qui se rompt, c'est une maman qui pète un plomb et une maman qui pète un plomb, c'est un bébé qui devient con (bon, je voulais une rime en -on mais ce que je veux dire, là, pour de vrai, c'est qu'une maman qui ne va pas bien = un bébé qui ne va pas bien et viceversa) !
Non, non, ce n'est toujours pas Wembley, le petit monstre qui chiale...soit dit en passant, il y a quand même une minuscule ressemblance entre les deux...dans le blanc de l'oeil, je crois. Mais oui, c'est cela!
21 mai 2012
Quand je pense que je me demandais si j'allais l'aimer ?
Quand j'étais enceinte, cette question était constante.
Je croyais bêtement que je ne savais pas bien aimer, qu'il n'y avait plus assez de place dans mon coeur et pleins d'autres conneries du genre...
Hier, par contre, alors que j'allais dire à Wembley pour la énième fois de la journée que son futur boulot serait "directeur du bureau des plaintes" (Il a été particulièrement infernal), il m'a fait un sourire de ceux que j'interprète comme "Oh, maman, je suis si content de te voir" et j'ai craqué, comme d'habitude. J'ai alors repensé à notre séparation pendant les vacances, à la peur que j'en avais et à mon refus d'y penser (merci à un site et à une "team" très spéciale qui se reconnaîtrera, j'ai réussi à rester à l'instant présent). Je me suis souvenue du moment du départ, lorsque ma maman m'a suggéré de prendre de nouvelles photos de Wembley sur mon gsm (portable pour les Français), les dernières étant vieilles de deux mois déjà. Je me suis souvenue les avoir regardé à chaque fois que j'avais un moment.
Elles étaient trois. Dans la première, Wembley avait une tête de petit innocent, dans la deuxième, il avait la mine triste et dans la troisième, il faisait le malin. C'est celle-là que j'ai choisi de mettre comme fond d'écran, les deux autres brisant mon coeur de nunuche de maman.
A Gibraltar, je me suis demandée s'il aimerait marcher à côté des singes ou si l'en aurait peur.
A Ronda, c'était l'excursion en pleine nature qui me posait question.
A un moment donné, vers la fin, je voulais rentrer au plus vite pour rejoindre mon petit. Peut-être parce que le principal était fait, sûrement parce que Wembley me manquait trop.
Quoi qu'il en soit, je n'ai rien fait pour accélerer le retour. J'ai tenu et jusqu'à la fin, j'ai douté de pouvoir y arriver.
Je l'aurais bien pris avec, mon Wembley, bien sûr, mais à quatre mois, à peine, je savais que ce n'était pas raisonnable et puis, j'avais besoin de cette coupure. Je l'ai déjà dit.
Je crois, j'en suis convaincue, qu'il est bon de pouvoir se séparer de ses enfants dès le plus jeune âge. Pas longtemps mais quelques jours, du moins, parce que, comment dire, être trop possessive avec ses enfants, cela ne donne généralement pas de bons résultats. Ce n'est ni bon pour les mômes ni pour les mamans. Il faut, à mon sens, faire en sorte d'être autre chose qu'une mère. C'est le rôle le plus important, oui, mais ma vie, je ne veux pas qu'elle se résume à la maternité. Quant à mon fils, j'ai envie qu'il soit indépendant, qu'il soit capable de vivre sans moi, je serai malheureuse d'avoir un enfant fourré dans mes jupes. Je vois tellement de gens qui, à l'âge adulte, ne sont pas capables de réfléchir par eux-mêmes ou de vivre pour eux et qui ne s'en rendent même pas compte, que ça me fait flipper . Alors s'il faut souffrir et m'en séparer de temps en temps pour qu'il soit autonome et épanoui, je me sacrifie et je le fais ! C'est tout.
Il va sans dire que le petit bonhomme sur la photo n'est pas mon fils. Ok, je rigole....ouuuuh
15 mai 2012
Non mais ça va pas ? T'es née en Belgique quand même !
Un brin nationaliste, la fille ? Non, car c'est pas moi qui ai décidé d'offrir cette paire de shoes et ces dés à Wembley. Et non...En fait, c'est Moonman.
Comme Wembley est l'Union européenne à lui tout seul (il est 4/8 "Spanish" par moi, 3/8 "Belgish" et 1/8 "autrichien" (Austrish, ça marche pas) par Moonman ) et que l'Espagne est le seul pays des trois qualifié pour l'Euro 2012, son papa a décidé de faire de son fils un supporter acharné de la Selección...
C'est-y pas cool, mon gars ?
Mmmmh, n'empêche, maintenant, faudrait pas que "la Roja" se fasse éliminer au premier tour...
23 avril 2012
La peur de l'erreur fatale

En discutant avec une amie, qui a également eu un garçon il n'y a pas longtemps, on s'est rendues compte que, toutes les deux, on avait peur de faire du mal à nos petits garçons.
Moi qui me prenait pour une folle obsessionnelle et une mère poule, je découvre qu'elle aussi a cette crainte de commettre l'erreur fatale avec son bébé.
L'erreur fatale, pour nous, ce serait, par exemple, de le tuer en le faisant tomber de sa table à langer quand on le tient qu'avec un bras parce qu'avec l'autre, on cherche une couche; de ne pas pouvoir retenir sa poussette (engin avec lequel je ne m'entends pas trop bien jusque-là) lorsqu'on descend du bus ou du tram (uniquement pour moi) et qu'on doit affronter l'espace transport/rail ou rue/trottoir avec la poussette ; qu'il glisse quand on le sort du bain et qu'on doit tirer tout son poids vers le haut avant de le mettre sur sa serviette. On a peur qu'il avale des poils ou des cheveux et qu'il s'étrangle, que les noeuds du porte-bébé ne tiennent pas, etceteri, etcetera. La liste est infinie. Sans parler de la nuit. Moi, quand je dors, il m'arrive encore de prendre la tête de mon amoureux pour mon fils. Je rêve aussi qu'il dégringole, que je l'oublie quelque part, que je le néglige. Et comme si ça ne suffisait pas, il m'arrive de m'entendre dire: "je l'ai échappé belle, c'était moins une, j'ai eu de la chance".
Or, quoi qu'on fasse, avec des bébés aussi petits, et, de surcroit, complètement dépendants , il y a toujours quelque chose qui nous échappe. Je suis consciente que tout ce qu'on peut faire, c'est de notre mieux et que la vie fait ce qu'elle veut. J'en suis consciente et pourtant, inconsciemment, je voudrais tout contrôler,... Comme je ne peux pas et que je le sais, je tremble et en prime, je fais des cauchemars.
C'est de l'angoisse, tout ça, je sais, mais comment m'en débarrasser? Peut-être qu'en ce qui me concerne, ça se fera naturellement quand Wembley sera plus grand et qu'il se débrouillera un peu tout seul ou qu'il pourra s'exprimer. Qui vivra verra, n'est-ce pas? Mais, en attendant, ce n'est pas une vie d'être toujours à l'affût de l'hypothétique potentiel drame qui pourrait éventuellement se produire...Non, ce n'est pas drôle et j'espère que cette peur ne durera pas.
Note: le petit bambin sur la photo n'est ni Wembley ni le petit de mon amie.
06 avril 2012
Les escalators et Wembley, plus tant qu'il sera bébé !
Hier, j'ai frôlé la crise cardiaque et plus encore. Oui, hier, avec mon bonhomme dans les escalators.
Depuis quelques temps, je voulais aller en ville, m'acheter des fringues, tu vois. Ma mère m'accompagnait parce qu'elle voulait que je choisisse mon cadeau d'anniversaire. Du coup, j'avais personne à qui laisser Wembley et je savais que nous devrions, ensemble, affronter ses escaliers-matadors.
Entre le choix de la date du jour shopping et le jour shopping en question, j'ai cauchemardé, cogité, vu dans ma tête cette poussette dégringoler dans les marches par milliers.
Et comme l'anticipation n'arrange pas les choses,...
...lorsque est arrivé le moment fatidique d'affronter le premier escalier avec bébé, je suis restée paralysée. Surtout qu'il s'agissait d'une descente et que j'avais peur à en crever. J'ai eu de la chance qu'un monsieur qui passait par là, m'ai aidé à tenir la voiture de Wembley. Sinon, je sais pas, je serai peut-être encore là-bas.
Le deuxième épisode, c'était en montée et là, heureusement, il suffisait de caler les roues de devant contre une marche et de se laisser aller.
C'est au retour que j'ai eu la peur de ma vie. J'ai voulu me montrer plus courageuse et ai essayé de prendre le taureau par les cornes sans maîtriser la technique. Vite, j'ai compris que je perdais mes moyens et que Wembley et moi, on allait se fracasser. Je sentais mon corps devenir lourd, impuissant et j'étais incapable de faire autre chose que de m'accrocher à la poussette. On serait parties, elle et moi, si une main amie ne m'avait pas aidée à supporter le poids. Je ne connaissais pas cette personne mais j'ai bien senti qu'elle aussi, dans la même fraction de seconde que moi, elle avait déjà eu le temps d'imaginer, le pire arriver...
Je ne suis pas kamikaze et par conséquent, je ne prendrais plus mon fils avec moi dans les escalators, pas dans son landau en tout cas. J'attendrai d'avoir appris à bien le caler dans le porte-bébé (j'ai un problème avec les jambes de Wembley) ou tout simplement qu'il marche.
Les escalators et les bébés, tu l'auras compris, je ne cautionne pas !
Photo: édition web de la DH du 3/02/2011
Note: j'ai un peu éxagéré les faits, fait un peu de dramatisation à la sauce journal TV mais pour une bonne raison (en tout cas, c'est mon intention). J'aimerais faire prendre conscience aux parents potentiels, futurs parents et jeunes parents, du danger qu'il y a à descendre dans les escalators avec sa poussette (sauf si elle est vide et pliée). Moi, j'ai vraiment eu la trouille l'autre jour mais j'ai eu de la chance et je me dis que ça ne sera peut-être pas toujours le cas. Voilà pourquoi je préfère prévenir...De toute façon, on peut faire pleins de choses avec bébé sans devoir passer par ces escaliers de malheur, n'est-ce pas?
28 mars 2012
Moi, Wembley, tout nouveau sur la Terre
Nom de Code: Wembley
Age: 3 mois
Sexe: Masculin
Emotions : Colère, Angoisse, Emerveillement, Joie,
Signes: Capricorne, Chat
Une couleur: le rouge
Obsession du moment: arriver à enfoncer mon poing dans ma bouche
Expérience actuelle: J'essaie de me retourner en levant la tête et les jambes mais ça marche pas. Il doit y avoir un binz quelque part...
Un stress : Manquer de lait
Activité adulée: Manger, hammm
Jouet favori: Ma vache! D'ailleurs, maman m'a attrapé en flagrant délit d'arrachage de cornes...
Chanson préférée: "You can leave your hat on"...ça m'éclate quand maman me la chante juste avant de me plonger les fesses dans le bain.
Chose qui m'énerve: que les gens ne soient pas constamment en train de me contempler
J'aimerais parfois retourner: quand j'ai peur, dans le ventre de ma maman mais paraît qu'une fois dehors, la porte se bloque automatiquement et qu'on peut plus rentrer. Dommage, ça aurait été cool de pouvoir s'y abriter de temps en temps.
Voyages prévus: Alicante, fin du mois prochain. Mes "abuelos" y ont un petit appartement et on va y loger...J'ai hâte!
Position que j'aime le plus pour m'endormir: tout contre maman. J'adore lui passer mon bras autour de la taille et lui faire des petites chatouilles, hihi, mais le marchand de sable, je sais pas, il doit m'oublier parce que j'ai du mal à trouver le sommeil, souvent.
Découverte du jour: le porte-manteau. Trop la classe, tous les trucs qui pendent dessus :-)
Les mots que je dis le plus: éoéoéoéoéo (quand j'ai faim), mmmmma (quand je suis désespéré), areuh (quand je suis content). Je dis d'autres trucs mais je sais pas, je crois que je dois pas parler la même langue que les gens de mon entourage parce qu'ils me comprennent pas...
Et sinon, je souris tout le temps, j'adore la télé et être balancé et je suis tout ouïe lorsqu'on me parle. Surtout papa parce qu'il me raconte des trucs trop cools...
Ah, ben, ça c'est moi, en pleine, hum, discussion avec ma vache, hahahahaha
15 mars 2012
Journée ordinaire dans la vie d'une femme en congé de maternité
8h: je me lève (et ne bouscule personne) car bébé pleure. Soit, il a faim, soit, il veut de la compagnie. S'il a faim, je réchauffe le biberon préparé la veille au (très) soir. S'il veut de la compagnie, je le prends dans mes bras en attendant l'heure du biberon. On va choisir la faim...
8h30 ( en sachant que donner un biberon peut prendre de 10 minutes à 1h en moyenne, j'ai choisi de prendre le juste milieu): je fais faire son rot à Wembley, l'asseoit pendant 10 minutes au minimum afin de veiller à ce qu'il digère bien.
8H45: je prends mon petit déjeuner
9h00: je l'emmène dans la chambre et lui fais prendre son bain, le sèche, lui met une nouvelle couche, sa crème pour la peau sèche, du sérum phy pour son nez qui est toujours bouché et le rhabille. Parfois, je parfume ses "cheveux" avec du Nenuco (eau de cologne espagnole pour bébé).
10h15: je le couche et prie pour qu'il ne se mette pas à hurler dès que j'ai le dos retourné.
10h15 et 30': monsieur se met à couiner. ouin, ouin,ouinnnnnnnnnnnnnn. Je vais lui chercher sa tétine, sa vache en peluche (sa préférée). ça le calme un peu...J'essaye de faire le lit mais il pleure, encore. Je vais chercher mon gsm, allume la musique...Il se calme, il est très mélomane.
11h00: je termine le lit, enfin. Je range un peu, passe le balai ou fait la poussière.
11h15: le petit recommence à chouiner...ouin,ouin,ouin. Je décide de le passer au salon où j'essaye de ranger un tant soit peu mais dès que je le laisse dans son transat, c'est la cata. Il crie, braille et se débat.
11h20: je le prends dans mes bras et il s'endort. Je le garde encore 10 minutes, puis le remets dans son transat. Je bouge en direction de la cuisine et là, Wembley me sent et recommence à se plaindre, un peu, puis de plus en plus, et puis, merde, il re-hurle.
11h45: finalement, je le prends avec moi dans la cuisine et je mets son transat là où je suis sûre qu'il peut me voir faire la vaisselle. Il regarde, ça a l'air de vachement l'intéresser et puis, au bout d'un moment, il en a marre et pousse des miaulements, petits au début, espacés, puis, de plus en plus forts, de plus en plus proches...J'ai compris! Monsieur a faim, à nouveau. J'arrête tout et lui prépare son biberon.
12h20: je reviens dans le salon avec Wembley dans les bras et le nourrit (je tiens à rappeler que même, nous, les affreuses mères qui n'allaitons pas, ne laissons pas nos enfants mourir de faim).
13h00: Il termine mais doit encore faire son rot. Je l'asseois sur moi pendant une dizaine de minutes, histoire qu'il digère bien. Toujours la même chanson, quoi!
13h10: Il semble calme et je le couche dans son transat. Je vais enfin pouvoir terminer ma vaisselle et nettoyer la cuisine.
13h30: J'arrête le ménage et m'aperçoit que je suis toujours en pyjama. Je pense à ma douche, mon savon, l'eau qui coule sur moi,mmmm mais voilà que Wembley se réveille, pique une crise et que je suis contrainte de le reprendre dans mes bras. Tant pis pour la bonne douche chaude, je devrais me laver comme un chat, encore une fois.
14h00: après un coup de brosse à dents, un rapide nettoiement du visage et un changement express, je suis presque prète à m'en aller (je suis une gâtée qui habite à 10 minutes de chez ses parents et qui peut aller manger chez eux autant de fois qu'elle le veut) sauf que le sac à langer de monsieur n'est pas encore prêt, VDM.
14h15: ça y est, le bébé est prêt, la maman est prête et on se tire. Enfin.
14h30: je sonne chez papa, maman. Mon père descend (ils habitent au 3ème étage sans ascenseur) pour m'aider à monter le bébé chez eux.
14h35: j'entre dans le salon, jète Wembley sur le fauteuil (je rigole, il arrive dans le salon avant moi dans la mesure où c'est mon père qui monte prem's avec lui), me vautre sur le fauteuil...ou m'assieds à table....
Et là, vous vous dites, ouais le matin, c'est dur mais si tous les jours, elle va chez ses parents, elle doit déjà pas faire à bouffer et puis, sûrement qu'ils s'occupent du petit aussi. Tout ça est vrai mais à 16h, mon fils, sur lequel ma mère fonce dès notre arrivée, me manque déjà et je ne peux m'empêcher de vouloir reprendre mon rôle là où je l'ai laissé 1h25 plus tôt.
Vers 17h, 17h30, on rentre chez nous en faisant souvent un crochet par le supermarché le plus proche de l'appart. On arrive généralement à la maison vers 18h-18h15, prêts ou pas pour commencer notre deuxième journée avec papa et souvent, la bête.
23 février 2012
Le paradoxe de la jeune mère
Depuis que je suis mère, je culpabilise pour tout. La maternité ne m'aide vraiment pas en ce sens et le message est bien passé. Oui car même si en théorie, les mentalités ont évolué, dès les premiers mois de grossesse, que ce soit à la clinique ou dans notre entourage, on nous fait bien comprendre que c'est le devoir de la maman de s'occuper de son petit. Sous prétexte qu'on le porte, on devrait tout savoir, tout connaître, être disponible à 100%, 24 heures sur 24 et pour couronner le tout, afficher une mine épanouie.
Sauf que moi, je suis une femme moderne et que, par conséquent, je vis une vraie bataille avec moi-même. D'un côté, il y a la jeune mère qui culpabilise dès qu'elle détache les yeux de sa progéniture et de l'autre, celle qui ne comprend pas pourquoi c'est à elle de tout savoir sur les soins (on ne peut pas encore parler d'éducation à ce stade) à donner au petit.
La mère quand elle fait une bêtise, elle est vite jugée. Par contre, pour le père, c'est tout à fait différent. Il a le droit de ne pas savoir, de ne pas avoir envie de s'occuper de bébé. On doit être indulgent avec monsieur et c'est juste s'il ne peut pas choisir les tâches qui lui incombent.
Je ne veux pas dire par là que c'est de leur faute et que la paternité, c'est facile. Non, quand ils veulent vraiment s'investir, c'est dur pour eux aussi, à plusieurs niveaux mais disons que eux, au moins, ils ont le choix ! D'ailleurs, souvent, il nous arrive de nous entendre dire: "Il m'aide bien avec bébé"...Y'a pas quelque chose qui cloche, là ???? Ben, moi je trouve que oui, c'est le mot "aider". Participer, ok, mais aider ? C'est comme si les femmes étaient les seules responsables de l'enfant et que, par conséquent, elles pouvaient s'estimer heureuses que l'homme veuille bien leur accorder l'immense faveur de les "aider" avec mini-eux. Pourtant, le bébé, on le fait pas toute seule que je sache !
Je vois des sourcils qui se froncent dans l'assistance... Enfin, messieurs, j'ai bien dit que ce n'était pas de votre faute alors arrêtez de vous sentir visés,...Grrr... Le ic, c'est que c'est pas de la nôtre non plus si, en théorie, les choses ont évoluées et si les rôles ne sont plus aussi bien définis. C'est juste qu'il y a un gros clash entre la théorie et la pratique et que moi, en tant que mère du 21ème siècle éduquée dans cette contradiction, je ressens un vrai malaise et que je me demande si d'autres comme moi, ont ressenti, en devenant mère, que, finalement, les enfants ça reste encore et toujours rien qu'une affaire de femmes...C'est tout.
20 février 2012
Femme, sois enceinte, accouches et tais toi !
De quoi que je vais parler aujourd'hui? De la douleur, de la souffrance, ou plutôt de la place accordée aux problèmes de santé liés à la grossesse.
Le test devient rose. Vous êtes enceinte et bientôt, les maux commencent...Nausées, vomissements, insomnies, voilà pour le topo. Vous en faites part à votre doc, votre entourage mais tout le monde considère que c'est normal et ose vous dire que vous exagérez car après tout, vous êtes enceinte, pas malade. Vous, ça ne vous aide pas bien sûr et les mois passants, les symptômes vont en s'empiront. Votre entourage se met à vous prendre au sérieux mais à l'hosto, toute l'attention est concentrée sur le foetus. Vous, pour eux, vous n'êtes que le four...
Vient ensuite le moment de l'accouchement. Le bébé naît et direct, à la mater, c'est à vous de vous en occuper sauf que vous, ça fait 8,5 mois que vous ne dormez pas et franchement, la première nuit, c'est IMPOSSIBLE. Les infirmières acceptent de vous laisser dormir pour cette fois mais les nuits suivantes, pas question, ce sera à vous de vous charger du bébé. Non mais faut pas rêver, non plus. Après tout, vous n'avez pas subi un lourd traitement, juste accouché. Du coup, vous ne récupérez pas et vous sortez de l'hôpital dans un état de fatigue encore plus prononcé que vous n'y êtes entrée. Vous pensez qu'à la maison, ça ira mieux mais non, c'est pire, le petit fait pas ses nuits et vous réclame corps et âme. Du coup, vous prenez sur vous et ne vous reposez pas . Heureusement, vous êtes forte et avec les semaines, vous commencez à reprendre des forces...sauf que le congé de maternité arrive à son terme et que vous devez retourner travailler...Résultat, vous ne vous en remettez pas totalement et traînez un fond de fatigue pendant longtemps, certaines disent pour toujours car un petit, ben, ça en demande beaucoup et que nous ne sommes pas toutes égales devant la maladie. Il y a des femmes qui avaient déjà des problèmes de santé avant la grossesse alors que d'autres étaient en parfaite santé. C'est le loto, quoi. Mais de toute façon, vous ne pouvez pas vous plaindre car c'est quand même vous qui l'avez cherché! Enfin, pour la plupart...
Bref, il y en a qui seront d'accord, d'autres pas mais je trouve que les femmes enceintes, ben, on les néglige un peu. A l'hosto, l'attention est concentrée sur le bébé et je trouve ça bien qu'on s'assure que tout va bien pour lui mais ça me paraît indispensable qu'on en fasse autant pour les mamans...Or, on dirait qu'être enceinte, ce n'est rien dans nos contrées. Ok, c'est pas une maladie mais des fois, ça y ressemble vachement et puis, je sais pas, le congé de maternité, vous trouvez pas qu'on devrait le rallonger ? Je sais que certaines s'insurgent à cette idée car selon elles, rallonger le congé de maternité, ça veut dire retourner en arrière avec les femmes qui restent à la maison et les hommes qui travaillent...Un peu tiré par les cheveux, vous ne trouvez pas? Enfin, quoi qu'on en dise, la fatigue chez la femme enceinte et la jeune accouchée est un fait réel. On ne peut pas se remettre d'une période où notre corps a été mis à rude épreuve en trois jours et il me paraît essentiel, je le répète, d'en tenir compte et de bien s'occuper des femmes.
Je crois que ça se saurait si on était des machines, pas vrai ?
Remarque: les problèmes de santé auxquels je fais référence sont ceux que moi, j'ai eu pendant ma grossesse mais pour les nullipares (que je déteste ce mot), sachez qu'il en existe une multitude d'autres. Si je n'en ai pas fait une liste, c'est parce qu'elle serait trop longue et que je ne veux pas vous traumatiser...
06 février 2012
Le jour où j'ai su que mon bébé était un BABI...
Oui, je vous vois déjà vous marrer. Vous devez penser que je suis débile. Tout le monde sait qu'un baby est un bébé. Sauf que là, je ne parle pas de baby avec un "y "mais bien de BABI avec un "i", à savoir, de bébé aux besoins intenses.
Un bébé aux besoins intenses, c'est mon fils. Mon fils crie plus fort que les autres. Je vous jure, parfois, quand je le change, les voisins doivent penser que je suis en train de le torturer. Il a aussi l'air d'avoir tout le temps faim, un rien ne l'effraye, il ne dort pas beaucoup (certains jours, ça lui arrive, hein?) et a très souvent besoin d'être dans les bras.
D'où je sors l'expression "bébé aux besoins intenses? D'un bouquin qui s'intitule quelque chose comme "100 réflexes de jeune maman". Je l'ai acheté parce que sa quatrième de couverture m'a séduite. Pigeonne que je suis... En résumé, le message que le livre veut faire passer est : si vous venez d'avoir un enfant, que vous voulez être une bonne mère sans pour autant devoir renoncer à votre vie de femme tout en évitant l'asile pour cause de burn-out (j'extrapole un peu), lisez ceci.
Comment ne pas craquer devant un tel programme ? Vous auriez pu vous?
Soit , revenons à nos moutons. Je stressais pour Wembley. Je m'étais aperçue qu'il était nerveux, limite angoissé et j'avais peur. J'avais peur qu'il ne développe un genre de manque qui le rende accroc aux calins, à la compagnie des gens, qu'il ne puisse jamais rester seul. Enfin bref...
J'avoue, je suis une jeune femme avec beaucoup d'imagination qui, en plus, panique au moindre bruit suspect qui sort du corps de sa petite crevette, qui culpabilise à outrance, et se dit tout le temps: "T'as mal fait ça, ça aurait pu mal se terminer", qui fait des bêtises justement parce qu'elle veut, à tout prix éviter d'en faire, qui, en dormant, prend la tête de son compagnon pour leur petit parce qu'elle est en train de rêver que ce dernier se trouve au milieu du lit, entre eux, alors qu'en réalité, il ne dort même pas dans la même pièce. Alors, théorie fumeuse ou pas, je m'en fous. De lire que mon bébé n'était pas un extraterrestre, qu'il existait un nom pour qualifier son comportement et, puis, surtout, que tout irait pour le mieux si je répondais à ses besoins, que voulez-vous que je vous dise, ça m'a soulagé. Oui, j'ai (en partie) lâché prise et OMG, qu'est-ce que ça fait du bien !
Je ne vais pas dire que depuis je suis zen (je continue à vouloir toujours tout contrôler) et que mon bébé est serein. Faut pas exagérer. Cela dit, il est vrai que j'envisage autrement la façon de m'occuper de Wembley. En étant plus "cool" avec moi-même et en faisant davantage confiance à mon instinct. Je crois que c'est déjà pas mal pour un début. Maintenant, faut encore que tout se mette en place et ça risque de prendre un certain temps. Par conséquent, les résultats, c'est pas encore, tout de suite que vous les aurez!









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